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Colloque sur le civisme: Nous devons promouvoir l’esprit civique et le sentiment national

Le colloque international sur l’éducation civique et l’intégration nationale, tenu à Yaoundé du 8 au 10 juillet 2013, a servi de prétexte à la Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) pour expliquer sa vision d’“une jeunesse capable de s’assumer devant toute épreuve sociale en préservant l’esprit civique et le sentiment national’’. Le Secrétaire Exécutif Dupleix Kuenzob et le responsable du bureau de la communication et mobilisation Fabrice Pokam Wedom ont répondu au public des visiteurs et aux différents médias qui ont bien voulu leur tendre micro et caméras.

L’atteinte à la morale publique et la déliquescence des valeurs éthiques fondamentales de la société sont constamment observées et vécues dans le quotidien des camerounais. Plusieurs comportements asociaux émergent tous les jours qui compromettent le vivre ensemble harmonieux des camerounais et hypothèquent les actions de construction de la “République exemplaire” que le Chef de l’Etat Paul Biya appelle de tous ses vœux et à laquelle aspire la majeure partie des camerounais. Telle est la description synthétique du contexte qui a motivé l’organisation au palais des congrès de Yaoundé, du 8 au 10 juillet 2013, du colloque international sur le thème “éducation civique et intégration nationale, enjeux, défis et perspectives pour la construction d’un Cameroun exemplaire”. En 2008 déjà, la DMJ avait entrepris des actions visant à conscientiser les jeunes et surtout à les préparer au portage des responsabilités publiques. Cette sorte de réarmement moral s’est poursuivi durant les années 2009 à 2012 dans la même perspective d’accompagner les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques de formation et d’éducation des populations au civisme et à l’intégration nationale.

L’avant propos de Caroline Claire Yankep, présidente de la DMJ dans le rapport d’activité 2011, relevait qu’il faut déjà « immédiatement craindre une crise de valeur, une crise morale, un effondrement du lien social » au Cameroun « lorsque nous entendons autour de nous les expressions du genre ‘‘je gagne quoi dedans ?’’ ‘‘ Quelle est ma part là dedans ?’’ ». Cet effondrement, poursuivait-elle, « nous le vivons tous les jours dans notre société au Cameroun ; sans y prendre garde, et peut être sans en être conscients. L’individualisme se renforce de façon généralisée, les incompréhensions se multiplient, les égoïsmes gagnent du terrain. On dirait avec désolation qu’il ne nous reste rien qui nous mette ensemble. Et même, la jeunesse semble perpétuer ces écarts. Elle qui ne saisit pas encore comme il le faut, l’opportunité d’un Conseil National de la Jeunesse ».

Le présent colloque international sur l’éducation civique et l’intégration nationale vient comme confirmer cette crainte et invoque un changement de comportement pour une autre manière d’être ou le vivre ensemble à partir de la famille jusqu’à l’école et au travail, du village à la commune, de la région à la nation serait plus harmonieux et favoriserait le développement des citoyens intégrés dans un monde de plus en plus global qui possède des valeurs communes de partage.

D’après le gouvernement camerounais et en particulier le Ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, organisateurs du colloque , “les pistes de réflexion devraient être engagées dans la logique d’un ‘‘vivre ensemble’’ épuré de toute forme d’intolérance, de crispation ou de repli identitaire afin de repenser la société camerounaise pour la fonder sur l’amour de la patrie, sur les valeurs essentielles de civisme et de solidarité et sur les idéaux d’intégrité, de paix, de travail, de respect de l’intérêt général, d’empathie, d’inclusion et de tolérance’’. L’objectif visé étant de développer, de manière participative, des stratégies et des mécanismes devant, d’une part, affiner davantage en chaque camerounais l’esprit civique, patriotique et, d’autre part, le déterminer à toujours promouvoir un vivre ensemble harmonieux. C’est ce que n’a cessé de faire la DMJ qui s’est engagée dans des domaines variés mais complémentaires pour l’évolution des idées, des comportements et des institutions. Le travail de la DMJ fondé sur la promotion l’esprit civique et le sentiment national, appelle à une culture nouvelle, celle d’une conscience collective du vouloir vivre ensemble, qui seule peut nous offrir une bonne raison d’espérer à la transformation positive et constructive de notre pays. Car, si ces efforts de culture du vivre ensemble ne sont pas soutenus aujourd’hui (prévention des conflits), il risque ne pas avoir de personnes pour résoudre ou transformer les conflits si à jamais ils venaient à survenir. Prévenir vaut mieux que guérir, dit l’adage.