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AILR: Tolérance religieuse et cohabitation pacifique pour le développement durable de l’Afrique

Du 6 au 10 août 2013, Yaoundé a été la capitale africaine de la liberté religieuse à travers le 3e congrès organisé par l’Association Internationale de la Liberté Religieuse (AILR). Le congrès avait pour thème « Tolérance religieuse et cohabitation pacifique pour le développement durable de l’Afrique. » L’ouverture officielle du congrès s’est faite en présence de nombreux invités représentant les congressistes de différentes nationalités, de la société civile (DMJ), du gouvernement camerounais et des religieux. Cette rencontre africaine a permis aux participants de prendre position vis-à-vis de toutes formes d’intolérance, de fondamentalismes observés de part et d’autres en Afrique. Le Cameroun, qui partage les frontières avec certains pays dont l’atteinte à l’exercice de la liberté religieuse est évidente, se doit d’être prudent au regard de la prolifération des Eglises dites ‘réveillées ou éveillées’. Cette situation est marquée par la tolérance administrative très poussée dans la mesure où il est reconnu l’autorité d’exercer seulement à 47 associations religieuses.

Les éminentes personnalités présentes à ce congrès sont appelées à travailler ensemble loin de toute forme de violence, d’intolérance, et d’arrogance. Le congrès s’aligne dans la démarche du projet de renforcement du dialogue interreligieux et cohésion sociale (REDICOS) mis en œuvre depuis octobre 2012 par DMJ dont le forum sur l’entente et le dialogue interreligieux se prépare pour ce mois d’août 2013.

La lutte pour la liberté religieuse dure depuis des siècles et a conduit à d’innombrables conflits tragiques. Le vingtième siècle a vu la codification de valeurs communes liées à la liberté de religion et de conviction, bien que le combat continue. Les Nations Unies ont reconnu l’importance de la liberté de religion ou de conviction dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 (Déclaration Universelle), dans laquelle l’Article 18 dispose que “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction”. Depuis la Déclaration Universelle, les tentatives de développer un instrument obligatoire relatif aux droits de l’homme applicable et se rapportant à la liberté de religion et de conviction se sont révélées infructueuses.

La liberté religieuse signifie l’acceptation et la défense du pluralisme religieux. Elle signifie aussi le respect de personnes qui ne croient pas comme nous et la volonté de protéger leur liberté de croyance. Mais la liberté religieuse a été bien plus un facteur important et essentiel de développement. L’histoire révèle comment l’intolérance religieuse et le fanatisme ont conduit des pays au désastre et comment la liberté religieuse les a conduits à la prospérité.

Chrétiens, Musulmans, Religions Africaines Traditionnelles, Bantous, Sahéliens, Soudanais, Arabes... , sont frères et sœurs, ils sont invités à respecter les différences ; à s’aimer malgré celles-ci, à vivre ensemble en paix et dans la tolérance malgré ces différences. Les différences doivent plutôt être considérées comme de la richesse et non des facteurs de conflit, de division, et de destruction.