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Faible execution du Bip en 2013: le Minepat veut tirer les lecons

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Minepat voudrait éviter la faible exécution du BIP au cours de l'exercice budgétaire 2014 comme cela fut le cas en 2013. Pour donc comprendre les causes ayant favorisé ce faible taux d'exécution en 2013 et s’assurer que des solutions y seront apportées afin que 2014 soit de loin très différent, le Ministère de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire (MINEPAT) a dépêché les responsables de ses services centraux assister aux rencontres des comités locaux de suivi participatif du BIP. Ceci est consécutif au discours du Chef de l’Etat à la nation le 31 décembre 2013 où celui-ci tirait la sonnette d’alarme sur le faible niveau de réalisation du BIP 2013.

Le premier Comité Départemental de suivi du BIP de la Mefou et Akono s’est tenu ce jeudi 10 avril 2014 à Ngoumou en présence effective de deux responsables des services centraux du MINEPAT. Mmes Abanda Metogo et Ngo Lissouck Rachel de la Direction de la Programmation des Investissements publics (DPI) ont, dès l’ouverture des travaux du comité, rappelé l’objet de leur présence : recenser les problèmes qui ont freiné la mise en œuvre du BIP en 2013.

Evolution de la mise en oeuvre des projets

De la revue des projets 2013, on peut noter que la période d’extension accordée par le Chef de l’Etat, période qui finissait le 31 mars 2014, a permis juste de passer de 53% à 90%. On doit donc comprendre que plusieurs projets ne sont pas achevés, malgré cette extension de 3 mois. Les différents services déconcentrés qui interviennent directement dans le suivi du BIP ont donné chacun la situation de mise en œuvre de son secteur en 2013 ainsi que l’état des préparatifs de la mise en œuvre des projets de 2014. Plusieurs responsables de la chaîne de suivi du BIP ont profité de la présence des responsables de la DPI pour présenter certaines difficultés qui limitent leur efficacité.

Difficultés de certains acteurs de la chaîne de suivi du BIP

La Commission de Passation des Marchés Publics n’a aucun budget. Le Secrétaire se débrouille à ses frais pour faire fonctionner la Commission : convocation des membres, concertations diverses, rapprochement avec les administrations, photocopies, etc. A côté de ceci, les textes réglementant les rôles des acteurs ne sont pas clairs en ce qui concerne la limite des pouvoirs. La Commission a fait plusieurs propositions qui n’ont jamais été prises en compte dans le Dossier d’Appel d’Offre (DAO) définitif, notamment pour ce qui est du signataire et de la notification des ordres de service. Aussi, les textes n’obligent pas le Maître d’ouvrage à signer sur l’attestation de visite de site, laquelle visite peut de ce fait se dérouler à son insu et par là sur un site différent de celui qu’il aurait désigné.

L’Ingénieur de Contrôle du MINEE allait sur le terrain en 2013 avec le véhicule de son Délégué, qui est en panne. Il n’a actuellement ni véhicule ni budget de fonctionnement lui permettant un suivi des projets sur le terrain. Le Chef de Service du Patrimoine a des problèmes de locomotion et de frais de fonctionnement. Ceci l’a souvent rendu dépendant des adjudicataires, avec toutes les tentations que cela comporte. Il lui est déjà arrivé dans ces conditions que, refusant de réceptionner un poteau mal fait, l’adjudicataire l’ait abandonné sur le chantier, à 10 km de Ngoumou. C’est après 4 km de marche à pied qu’il a pu trouver une moto pour rejoindre son bureau.

Préoccupations de ceratins gestionnaires et bénéficiaires de projets

Répondant à une préoccupation du Maire de Bikok, Mme MVONDO Henriette, au sujet du logement d’astreinte du Médecin du Centre de Santé Intégré d’Okode 1, projet assigné à la perception de Ngoumou pour la liquidation financière, Mme Abanda de la DPI a rappelé la réglementation en vigueur : "Le Délégué Départemental du MINEPAT est compétent pour corriger les erreurs d’assignation des cartons de son Département."

Plusieurs bénéficiaires ont également exprimé leurs préoccupations. Le Chef du village Mefomo, qui témoigne recevoir chaque année de DMJ la liste des projets, voudrait que l’administration en fasse autant, ce qui est difficile à réaliser par le MINEPAT. Le Délégué déclare en effet : «Il m’est difficile de remettre à chaque bénéficiaire là où il se trouve une copie de la liste des projets. Mais j’ai pris soin de l’afficher depuis janvier à la Délégation et à la Préfecture, pour que chaque bénéficiaire et chaque acteur de la chaîne la consulte.»

On peut donc croire, à voir l’ambiance de franchise dont ont fait montre les membres du comité, que les questions de communication et de collaboration entre les différentes administrations qu’on a reprochées en 2013, vont connaître une amélioration notoire. Cette collaboration mitigée avait fortement contribué à freiner le montage des DAO, ce qui a eu pour conséquence de retarder fortement le lancement des appels d’offre.