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An 10 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés

Malgré le contexte dominé un débat passionné sur la loi antiterroriste nouvellement votée par le parlement camerounais, et qui semble diviser l’opinion nationale sur son caractère liberticide ou non, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés a fait une sortie festive et commémorative pour montrer la nécessité de poursuivre et de renforcer la promotion des droits de l’homme. La célébration de son 10e anniversaire invite donc à ne pas reculer devant les obstacles.

2014 a marqué le 10e anniversaire de la CNDHL du Cameroun. L’événement s’est célébré avec la participation de l’ensemble des parties prenantes à la promotion et protection des droits de l’homme et des libertés au Cameroun. Dans son statut de membre affilié à la Commission, Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) a contribué avec enthousiasme à la réalisation des activités au programme de la célébration. Bénéficiant d’une implication remarquable de ses groupes cibles, DMJ a assuré l’animation d’un stand, participé à la conférence, ainsi qu’à la marche sportive du 13 décembre 2014 pour laquelle l’organisation a mobilisé plus d’une trentaine de jeunes venus porter le message de la CNDHL en faveur du respect des différents droits consacres par la charte du 16 juin 1948 et rendus contraignants par les deux pactes de 1966 à savoir le pacte international pour les droits civils et politiques (PIDCP) et le pacte international pour les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).

Ces deux catégories de droits, tout comme les droits de la troisième génération (droit à un environnement saint, droit à la paix…etc.) sont à l’épreuve au Cameroun. La loi antiterroriste nouvellement votée au parlement en sa dernière session de 2014, fait dire par certains acteurs de la vie politique qu’elle limiterait certaines libertés en violation du pacte précité, en l’occurrence le droit de manifester. L’imprécision de certaines des dispositions de cette loi laisserait un chèque en blanc aux autorités administratives, policières et judiciaires dont l’interprétation extensive des notions viendra grossir la jurisprudence.

En effet, il y a de sérieuses inquiétudes de la part des acteurs de la société civile qui ont peur que tous leurs actes ne soient qualifiés de terroristes lorsqu’on connait la frilosité de plusieurs autorités face à des mouvements pouvant mobiliser une masse critique de personnes peu ou pas acquises au pouvoir en place. ‘‘Pour déposer une lettre à la commune, il nous est demande de payer un timbre fiscal de 1000 FCFA ; et pour une simple déclaration de réunion, l’on nous demande au niveau de la Sous-préfecture une rame de papier, ce qui n’est prescrit nulle part dans la loi’’ nous a confié un leader d’association qui donne partage le sentiment que le respect des droits de l’homme risque de connaitre un recul au niveau des droits cils et politiques. S’agissant des droits économiques, sociaux et culturels, ce leader nous renvoie interroger ces pauvres qui écument les villages et les villes. ‘‘La situation économique du pays est telle que le respect des droits économiques et culturels est impossible à assumer puisque l’accès aux services sociaux de base reste l’apanage des grands quartiers des grandes villes, les budgets sont raclés à leur propre profit par ceux qui les gèrent. Comment croyez-vous que la culture soit promue lorsque les artistes musiciens, pour ne citer que ce domaine ne peuvent pas accéder aux droits d’auteur ?’’ s’est indigné notre interlocuteur.

Toutefois, s’est-il ravisé, ‘‘ il ne faut pas que mon propos s’assimilé à la méconnaissance ou la négation des nombreux efforts consentis en 10 ans par la CNDHL pour défendre, promouvoir et protéger les droits et les libertés des citoyens au Cameroun. Nous demandons juste que les impacts soient plus visibles et plus étendus au sein des populations et que le civisme voire la délinquance juvénile et sénile recule’’ a-t-il conclu. C’est dire combien un bilan des 10 années d’existence de la Commission ne suffit pas pour donner aux citoyens de jouir de leurs droits. Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste encore à faire. Bon anniversaire à la CNDHL.