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Cinquantenaire de la fête nationale de la Jeunesse camerounaise : les avances prises par DMJ

Le Président Paul Biya réitère des recommandations antérieurement formulées par la DMJ. Dans son traditionnel discours à la jeunesse le 10 février 2016,  ‘‘plusieurs éléments sont venus relayer et conforter les idées de la Dynamique Mondiale des Jeunes’’. Analyse faite par le jeune Abelegue.

 

Chaque 11 février, la jeunesse Camerounaise est à l’honneur. De 1966 à 2016, cela fait 50 ans que la jeunesse a une journée qui lui est consacrée. A cette occasion, la veille notamment, le Chef de l’Etat s’adresse à la jeunesse Camerounaise pour lui souhaiter bonne fête et lui présenter la politique et le bilan avant de décliner les grands projets qu’il lui réserve.

Pour son discours au soir du 10 février 2016, le Président a mis l’accent sur plusieurs secteurs de la vie économique et socioculturelle qui devraient intéresser nos jeunes. A l’écoute, l’on a le sentiment voire la conviction que le Chef de l’Etat partage la vision de la DMJ, et qu’il a valorisé les efforts de cette organisation. Dans leur quasi-totalité, les secteurs soulignés ont déjà fait et font l’objet de préoccupations de la Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ). Il est fort important de remarquer avec quelle pugnacité le Chef de l’Etat réitère des recommandations antérieurement formulées par la DMJ dans ses nombreux lobbyings. Il s’agit notamment de l’agriculture, de l’entrepreneuriat jeune, de la moralité des jeunes, du développement technologique, et bien d’autres.

Un aspect comme l’agriculture a été un point très important dans le discours du Chef de l’Etat ce 10 février 2016. Ce sujet a déjà fait l’objet d’un forum interreligieux des jeunes organisés le 17 décembre 2014, dans le cadre de la seconde phase du projet « Renforcement du Dialogue Interreligieux et Cohésion Sociale » (REDICOS). A travers ce forum qui portait sur les métiers de l’agriculture, il était question, en donnant un contenu pratique au dialogue interreligieux, que ‘‘les jeunes croyants examinent comment les confessions religieuses peuvent soutenir et renforcer l’implication des jeunes dans les métiers de l’agriculture’’. L’agriculture est un noble travail d’exploitation de la terre. C’est le premier travail confié à l’homme par le Créateur selon les écrits Saints des religions révélées (La Bible, La Torah, Le Coran). C’est donc avec raison que le Père de la Nation peut dire que « la terre ne trahit jamais », et ne demande pas de colossaux moyens. Il en appelait ainsi à l’abnégation, l’engagement et la volonté des jeunes à s’engager dans ce secteur promoteur et très bénéfique pour le développement économique du monde rural et du pays. Car en développant l’agriculture, on parvient à « rendre les villages plus accueillants pour notre jeunesse ». La jeunesse demandait entre autre aux pouvoirs publics d’alléger la législation foncière, de créer des conditions d’octroi des appuis et subventions financières claires pour tous les programmes en faveur de la jeunesse, d’impliquer les communautés de foi dans les stratégies de communication autour de la promotion des politiques et programmes agricoles en faveur des jeunes ; d’instaurer un fond pour garantir l’octroi de micro crédits sans garantie adaptés aux besoins des jeunes croyants agriculteurs.

Convaincu que la fonction publique ne doit pas être le seul secteur pourvoyeur d’emplois aux jeunes, le Président Paul Biya a aussi invité les jeunes à devenir des entrepreneurs. Cet appel vise à amener les jeunes à se préparer pour être des acteurs économiques qui relèveront le défi du développement de notre pays. Le 21 mars 2015, toujours dans le cadre du projet REDICOS, la DMJ  a réuni plus d’une soixantaine de jeunes autour du thème « l’entrepreneuriat jeune en milieu communautaire ». Les personnes ressources avaient alors fait savoir aux jeunes que le secteur informel est un atout pour le développement de l’Etat. Mais qu’il fallait progressivement migrer vers le formel. Plusieurs de nos jeunes hésitent à prendre le premier envol, à oser, à risquer. Certains sont encore attirés par le luxe de la fonction publique et des emplois de bureaux. Mais le Président a, d’une part magnifié la démarcation de plusieurs jeunes camerounais de ce domaine, souhaitant « qu’ils soient source d’inspiration pour ceux qui hésitent ou qui attendent encore ! ». D’autre part, il n’a pas caché son mécontentement sur d’autres jeunes qui se démarquent négativement. Ceux-ci se laissent emporter par la recherche du matricule à tout prix, les abandons des postes de travail, l’incivisme, la paresse, l’oisiveté, etc. et deviennent des persona non grata dans leurs propres pays. En effet, « ils ne méritent pas de la nation ». Les jeunes croyants avaient, en mars 2015, interpellé leurs communautés de foi en tant que structures sociales d’encadrement à servir d’incubateurs d’entrepreneurs en mobilisant les multiples profils professionnels adéquats et les ressources en leur sein pour encadrer les jeunes dans le processus de création et de développement des entreprises. Paul Biya a invité les ainés à encadrer les jeunes. Les participants recommandaient aux entités et autorités gouvernementales d’accentuer et d’étendre la sensibilisation et les formations à l’auto emploi des jeunes au niveau des communautés de foi ; d’intégrer les enseignements sur l’entreprenariat dans le système éducatif à partir du secondaire ; d’instituer des concours périodiques aux niveaux régional et national en direction des jeunes sur les meilleures idées entrepreneuriales.

Dans son discours encore, Paul Biya a aussi appelé les jeunes à une prise de conscience sur le plan de la moralité rejoignant ainsi les appels de REDICOS formulés le 09 mai 2015 au cours du Forum sur le thème « la restauration de la famille dans la société africaine ».Pendant cet autre forum,DMJ et les jeunes exaltaient déjà ces valeurs morales qu’il faut à tout prix rétablir en les puisant dans les cultures locales. Les jeunes doivent se démarquer par le comportement normatif dans la société et servir leur pays avec engouement et dévotion. La jeunesse militaire a vite attiré aussi l’attention du Président de la République parce qu’elle est au front pour défendre l’intégrité territoriale du triangle national face à la montée en puissance du terrorisme. « Ils protègent notre pays de la menace terroriste, depuis deux ans. L’amour de la patrie les soutient et les pousse, bien des fois, jusqu’au sacrifice suprême », arguait le chef des Armées. Le forum interreligieux du 9 mai 2015 avait permis aux jeunes de recommander aux autorités et entités gouvernementales l’accélération de la mise en place du Code de la famille et veiller à l’effectivité de son application par l’ensemble des parties prenantes; d’augmenter le niveau des allocations familiales (cette préoccupation a été prise en compte dans le discours à la nation le 31 décembre 2015) et d’accorder des avantages sociaux aux familles; de respecter et faire respecter le principe de regroupement familial pour les couples dont les partenaires exercent des professions qui commandent des affectations. C’est à ce prix qu’on peut sauver la fragmentation sociale.

La citoyenneté active qui est l’un des piliers d’action de la DMJ, a fait l’objet de plusieurs études et d’intervention à la DMJ. Cette citoyenneté appelle chaque jeune à apporter sa modeste contribution à la construction de l’édifice national. Ainsi, il va de soi que le Président de la République, rappelle aux jeunes que « l’agriculteur dans son champ, l’élève ou l’étudiant dans leurs études, l’ouvrier sur son chantier, l’instituteur dans sa salle de classe, le médecin ou l’infirmière à l’hôpital, le chercheur dans son laboratoire, le fonctionnaire dans son bureau, le commerçant dans sa boutique, le mécanicien dans son garage, le balayeur à son poste de travail, le transporteur aux commandes de son engin » soient tous ensemble animés de l’esprit patriotique et œuvrent ensemble pour empreindre leur secteur par leurs marques positives.DMJ prépare les jeunes à la compréhension et au portage des responsabilités publiques dans un contexte de démocratisation et de décentralisation dans une optique de bonne gouvernance. Elle invite constamment les jeunes à se mobiliser pour la pleine réalisation de leur potentiel au plan local, la promotion de l’intégrité et du sentiment national axé sur les valeurs citoyennes et le droit. A ce titre, DMJ embarque les jeunes dans la pratique permanente du volontariat et du bénévolat afin de ne pas rester oisif et céder à la démotivation, source de frustration exacerbée.

Le développement technologique et l’économie numérique ont fait aussi le sujet du discours. Sur ces plans, on peut ressentir une interpellation lancée à la DMJ afin d’y étendre son action auprès de la jeunesse. Mais déjà, il faut signaler et apprécier  des formations internes en informatique (Word, Excel, Access, PowerPoint, Publisher) et utilisation de l’outil internet au bénéficie de ses membres et groupes cibles pour renforcer sans cesse les compétences et l’efficacité des jeunes dans le domaine du secrétariat et de la bureautique, afin de les rendre plus compétitifs sur le marché de l’emploi.

Cependant, beaucoup reste à faire au niveau de la société civile pour favoriser une adaptation rapide de la « génération dite "Android" » à cette nouvelle forme d’économie. Car DMJ a longtemps pensé que les technologies de l’information et de la communication ne doivent pas servir la cause de la communication des futilités, la circulation des photos et images insolites, la diffusion interminable de blagues sans perspective d’information ou de formation. Le Président en appelait d’ailleurs à une synergie d’action entre le gouvernement, les institutions et centres de formation, les entreprises, et les institutions financières.Nous disons, pour que chacun prenne ses responsabilités pour une information et une formation intégrale des jeunes. L’offre des stages de vacances pour le scolaires, la formation continue pour les déscolarisés est une option fortement suggérée et soutenue par DMJ.

Un autre mérite de la DMJ soulevé par le Président de la République est l’accompagnement des jeunes dans leur insertion socioprofessionnelle. La DMJ procède notamment par des stages et des placements. Elle prépare ainsi des jeunes à une expérience qui fera d’eux des acteurs de changement compétents sur le marché de l’emploi. « Les entreprises cherchent non pas simplement des diplômés, mais des travailleurs bien formés à des métiers précis, et sans cesse adaptés à l’évolution du monde », a dit le chef de l’Etat. DMJ a lancé en aout 2016 dans l’Adamaoua, le projet Renforcement de l’Encadrement Citoyen à l’Insertion Socioéconomique des jeunes (PRECISE- JA). Dans un contexte où nos écoles, lycées et collèges et universités n’offrent effectivement pas une formation au profil professionnalisant, des initiatives comme celles de la DMJ sont un atout majeur pour les jeunes qui se découvrent sur l’action. En plus DMJ  a permis aux jeunes, lors des forums précités, d’entrer en contacts avec des structures et programmes mis sur pied par le gouvernement pour leur insertion.

Le Président a fait mention dans son discours de l’Agence du Service Civique Nationale de Participation au Développement (ASCNPD). Il a aussi évoqué le PAJER-U, le PIAASI, le FNE, les Chambres d’agriculture et de commerce, et bien d’autres. Le projet Connaissance et Appropriation des Institutions Démocratiques (CAID) lancé en 2007 et qui s’est mué en suivi citoyen du budget d’investissement public, répond aussi à cette préoccupation du Chef de l’Etat : le dialogue intergénérationnel. Ce projet avait notamment permis aux jeunes de se familiariser avec des institutions républicaines garantes de la démocratie et de l’Etat de droit : Assemblée Nationale, Ministères, etc. En un mot, on peut dire que Paul Biya reconnait le travail de la DMJ et l’encourage à persévérer, pour l’émergence d’une jeunesse camerounaise responsable sur laquelle il vaut la peine de compter. D’ailleurs pour DMJ, la jeunesse n’est pas le fer de lance de la nation, mais elle est le socle de la nation, raison pour laquelle elle doit commencer dès cet âge à porter les responsabilités publiques.

Alliance Fidèle Abelegue