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Chefs traditionnels de Ngaoundéré IIe et plaidoyer pour l’éducation de la jeune fille

En partenariat avec le délégué d’Arrondissement de la Jeunesse et de l’Education Civique de Ngaoundéré 2 dans la Vina, DMJ a sensibilisé mardi 7 février 2017 les Chefs traditionnels et médiateurs communautaires sur les enjeux de l’éducation de la jeune fille. C’était dans le cadre des activités préparatoires de la 51ème édition de la fête nationale de la jeunesse.

 La salle de réunion de la Sous-Préfecture de Ngaoundéré 2e a accueilli le mardi 7 février 2017 un parterre impressionnant de Chefs traditionnels et médiateurs communautaires de cet arrondissement, invités à prendre part à un atelier sur la citoyenneté et le civisme. Une occasion idoine pour sensibiliser ces dignitaires sur la scolarisation de la jeune fille et les dangers du mariage précoce. Pour ce faire, DMJ a usé d’un support captivant : un film documentaire entièrement produit dans le septentrion.

« Ho’oubabalam » (prends ma place) est le titre de ce vidéogramme qui a, pendant 30 longues minutes, interpellé les chefs traditionnels et les médiateurs communautaires sur ce lancinant problème bien réel dans la partie septentrionaledu Cameroun ; à savoir le problème du mariage précoce et de la faible scolarisation de la jeune fille. Ce qui plombe non seulement un pan du développement local, mais aussi l’épanouissement de la femme dans son foyer et le leadership féminin. La nécessité de combattre ce fléau avec la dernière énergie est avérée. C’est pourquoi DMJ à travers le projet PRECISE-JA estime que la résolution de tels phénomènes passe par un plaidoyer dans lequel les Chefs traditionnels sont un acteurs majeur.

Dans ce court métrage produit par l’association Rayon de Soleil, l’actrice principale du nom de Hawa (13 ans) est précocement mariée à un homme qui a vraisemblablement l’âge de son grand-père, au mépris de son intelligence extraordinaire attestée par son maître. Les déboires qu’elle vivra après la perte de cet « époux » se verront couronnés par le regret de son  père malade (autrefois ignorant de l’importance de la scolarisation), qui est gracieusement soigné par une camarade de classe de sa fille (Damdam) alors médecin et responsable de l’unique centre de santé du coin.

Acquiesçant de la tête et s’esclaffant parfois des attitudes de certains acteurs du film, les participants reconnaissent que le message est bien passé, d’autant plus que le film était en langue locale, et que le problème qui y est décrié est pertinent. Après moult appréciations, des propositions sont faites pour large diffusion dans les chefferies traditionnelles et même auprès du lamido. Les médiateurs communautaires enjambent déjà le pas en diffusant ce film, dès le 8 février, au lycée de Gada-Mabanga, dans le cadre des activités culturelles relatives à la fête de la jeunesse organisées dans ledit établissement.