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Besoin de foyers communautaires pour jeunes dans l’Adamaoua

En mission de travail en vue de l’analyse des parties prenantes dans le cadre du projet PRECIS-JA, la représentation régionale de DMJ dans l’Adamaoua est restée à l’écoute des chefs traditionnels de Ngaoundéré 2e. Ceux-ci ont parlé de la jeunesse de leurs circonscriptions respectives. Il se dégage les mêmes problèmes, les mêmes besoins.

 

La semaine du lundi 4 au dimanche 10 janvier 2015 a été fort chargée pour la représentation régionale de la DMJ dans l’Adamaoua. Après le contact avec les autorités administratives identifiées comme parties prenantes au projet de renforcement citoyen de l’insertion socio-économique des jeunes de l’Adamaoua (PRECIS-JA), rencontres effectuées entre fin octobre et décembre 2015, Virginie Mvemie et son équipe a repris le bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des chefs traditionnels qui, on le sait, jouent un rôle très influent sur les populations dans la partie septentrionale du Cameroun ; Même si ceux-ci affirment que "à cause de leur sentiment de désespoir, les jeunes ne sont plus prêts à les écouter." Ces chefs qui le disent comptent sur DMJ pour "les aider à encadrer la jeunesse qui a décidé, sans doute à cause du chômage, de la pauvreté, et la recherche de la facilité, de plonger dans l’alcool, le tabac, et plusieurs autres déviances encore."

Cette situation confessée par les chefs traditionnels de Ngaoundéré 2 peut, selon eux, trouver des alternatives à travers la mise en place de ‘‘foyers communautaires, des aires de jeux et loisirs où les jeunes peuvent s’occuper’’ pensent ces dignitaires. ‘‘Les jeunes ont davantage besoin de foyers communautaires là où ils peuvent organiser librement et régulièrement leurs rencontres ou des cérémonies pour fuir l’oisiveté. Les Centres multifonctionnels de jeunesse sont davantage pour les jeunes scolarisés. Or il y a une forte propension de jeunes non scolarisés ou qui ont abandonné l’école à des niveaux très bas. Ceux-là aussi méritent d’être encadrés pour que leur énergie soit canalisée vers la construction de la région.’’ Les chefs ont demandé à DMJ de porter cette vision aux autorités en charge de la jeunesse. Cette demande se fonde sur la pertinence du projet PRECIS-JA dont ‘‘l’avènement par ces temps où l’insécurité plombe les activités économiques et agro pastorales constitue une piste d’espoir pour éviter à la jeunesse les risques d’enrôlement dans les groupes aux capacités de nuisance élevées.’’

En marge de ce plaidoyer en faveur de la jeunesse, les Chefs rencontrés ont promis de mettre en contact la DMJ avec les associations de leurs villages et quartiers pour une éducation citoyenne. Cependant, certains d’entre eux n’ont pas manqué de dénoncer le fait que ‘‘les riches les dépossèdent de leurs terres… et le fameux problème de conflit agro-pastoral avec la divagation des bêtes dans les aires agricoles … détruisent ainsi les cultures.’’ Tout cela constitue des défis aussi importants que le défi sécuritaire imposé par Boko Haram, les coupeurs de routes et  les prises d'otages avec à la clé des demandes de rançons.

La rencontre de ces Chefs s’est faite avec la participation très active de Ndjanabou, vice-présidente du Conseil Communal de la Jeunesse de Ngaoundéré 2e. Elle aussi pense que l’existence d’un foyer communautaire peut ‘‘apporter un début de solution aux problèmes d’éducation civique des jeunes. A condition qu’il y ait des organisations comme la DMJ pour accompagner le Conseil Communal de la Jeunesse dans l’encadrement des jeunes à travers une animation permanente et des formations directement utiles pour une jeunesse préoccupée par la recherche de la survie.’’