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Mefou et Akono : les projets mal réalisés font l’objet de décisions

Secrétaire et V-P du CDS BIP de la Mefou et AkonoLe 6 octobre 2011 dernier, le Comité Départemental de suivi du Budget d’Investissement Public (BIP) de la Mefou et AKONO, a tenu sa 3e rencontre trimestrielle pour l’année 2011, au cours de laquelle la Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ) a présenté un rapport qui a suscité des débats.

Entre juin et septembre 2011, DMJ a suivi plus d’une vingtaine de projets de construction dans le département. Son rapport présente la liste des projets suivis, ainsi que le taux de réalisation de chaque projet, son niveau de réalisation, et les observations concrètes liées au respect des normes techniques par les entrepreneurs en charge de la réalisation de chaque projet. Des images ont révélé la bonne qualité de certains ouvrages, à côté desquelles d’autres brillaient par des malfaçons diverses :

Au CETIC de Mbankomo (construction d’un bloc de latrines) les enduits (crépissage) ont été faits avec du sable non tamisé, la surface des enduits n’est pas régulière, et les portes sont faites sans linteaux. A l’analyse, n’ont été associés à la mise en œuvre de ce projet ni l’Ingénieur des Marchés Publics de la Délégation Départementale des Travaux Publics, ni l’ingénieur du Ministère de l’Eau et de l’Energie, compétent pour des projets d’assainissement. Le comité décide de créer une commission qui descendra sur les lieux constater les faits et exiger à l’entrepreneur de corriger les malfaçons.

Au Centre de Santé Intégré (en construction) de Mendong, les fers d’attente des poteaux sont courts, les parpaings sont de mauvaise qualité, le sable est argileux et contient des débris végétaux. Bien plus, l’entrepreneur construit un bâtiment sous les arbres. Le comité décide de l’arrêt immédiat des travaux par l’entrepreneur, qui doit prendre soin de respecter les normes et d’associer l’Ingénieur des Marchés Publics dont le rôle est le contrôle de la qualité des réalisations.

Certains projets de construction des salles de classe présentent des taches de moisissure sur le plafond, non aéré. Au CES de Mbalngong (réceptionné), CETIC de Nkolbiyem (en cours de finition) et Ecole Publique d’Abang-Bikok (réceptionné), il est ainsi demandé aux entrepreneurs de créer des trous d’aération sur le plafond.

Le CETIC de Nkolbiyem (op cit) a fait son chaînage avec trois barres de fer de 8 au lieu de 4. Cela lui a été concédé après plusieurs analyses, du fait que l’entrepreneur a fait les fondations avec des parpaings de 20x20x40 tel que le prévoit la norme, au lieu des parpaings de 15x20x40 tel que stipulé dans le cahier de charge. Il a donc fortement investi dans la fondation pour respecter la norme. Aussi, 6 réglettes ont été installées au lieu de 10. L’Ingénieur des Marchés précise que l’entrepreneur a complété ce nombre après notre passage.

A Nkomekui (aménagement d’une voie de desserte), nous avons constaté 300 m de route aménagés ; contre 12,550 km, soit 3% de taux de réalisation. Le comité affirme que la voie de desserte a été réceptionnée, donc a été réalisée à 100%. Le comité ouvrira de nouveau le dossier pour vérification, et le Délégué Départemental du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) fera une descente sur les lieux.

A l’Ecole Publique d’Okoa Maria où les longrines ont été faites avec 2 barres de fer de 8 au lieu de 4, aucune décision n’a été prise.

Au Lycée Technique de Ngoumou, l’Ingénieur des Marchés Publics est particulièrement mécontent de la qualité des parpaings et du fait que l’entrepreneur a posé le béton de propreté sur de la boue. Ce dernier doit arrêter les travaux et s’astreindre au respect des normes.

D’après nos constats sur le terrain, le logement d’astreinte du médecin de l’Hôpital de District de Ngoumou a été la meilleure réalisation sur le plan du respect des normes et de qualité. Les réalisations qui ont présenté les malfaçons les plus criardes sont la construction du bloc de latrines au CETIC de Mbankomo et la réalisation de deux salles de classe à l’Ecole Publique d’Okoa Maria.

Pendant le suivi des projets, DMJ a fait deux principaux constats :

  • 7 projets de construction de salles de classe sur 9 ne sont pas livrés, alors que les classes ont débuté depuis un mois.
  • Les malfaçons ont souvent porté sur :
    • croisement court des fers à béton (barrière du HD de Ngoumou),
    • enduit mal fait (latrines du CETIC de Mbankomo),
    • dimensions réduites de 2 à 5 cm des salles de classe (EP Abang-Bikok, LT Akono),
    • manque d’aération du plafond (EP Abang-Bikok, CETIC Nkolbiyem, CES Mbalngong),
    • nombre insuffisant de barres de fers à béton dans les longrines (EP Okoa Maria).
    • nombre insuffisant de barres de fers à béton  dans le chaînage (EP Okoa Maria, CETIC Nkolbiyem).

A l’issue des travaux de cette rencontre, certains acteurs nous ont particulièrement signifié leur satisfaction pour le travail que nous effectuons sur le terrain : le Délégué Départemental du MINEPAT, le Vice-Président du Comité Départemental de Suivi du BIP, le chef du village Evindissi. Ce dernier nous a révélé des fissures sur le sol et les murs CES de son village, construit l’année dernière.

Lire le rapport présenté au comité