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Gouvernance locale : PRIGLO lance ses activités sur le terrain

Les activités pour l’année 2013 du "Projet de Renforcement de l’Impact des Jeunes sur la Gouvernance Locale" (PRIGLO) ont été officiellement lancées le samedi 4 mai dernier. Y prenait part une quarantaine de jeunes, filles et garçons de Belabo, dont la moitié a participé au cours de l’année dernière à la mise en œuvre de la troisième phase du projet "Connaissance et Appropriation des Institutions Démocratiques" (CAID-3). PRIGLO, qui en est une continuité, développe des stratégies pour que les jeunes des régions du Centre, Sud et Est s’impliquent dans la gestion des affaires publiques locales.

La décentralisation qui prend corps de manière plus effective en 2013 au Cameroun s’y prête, car le citoyen est au centre du développement, avec la mairie comme point focal. Le gouvernement transfère une partie de son pouvoir et compétences de niveau centrale à un niveau local, dans les collectivités territoriales décentralisées. La Dynamique Mondiale des Jeunes encourage cette initiative parce qu’elle permet aux populations locales de s’impliquer davantage dans la gouvernance locale. Comme elles vivent sur place, elles sont les mieux indiquées pour estimer les besoins de leur localité. Le Budget d’Investissement Public (BIP) est l’outil adéquat utilisé par l’Etat pour financer des projets de base comme les puits, hôpitaux et salles de classes, lesquels devraient être initiés désormais par les bénéficiaires.

Dans cette logique, il est avantageux que la population suive ces projets pour s’assurer qu’ils sont réalisés de manière durable et en respect des normes, surtout que la « Décision N° 005/MINEPAT/SG/DGEPIP/DPIP/SDS modifiant et complétant certaines dispositions de la décision N° 0073 MINEPAT/DPI/BCP du 1er avril 2008 portant création et organisation des comités locaux de suivi de l’exécution physico-financière de l’Investissement Public » permet au bénéficiaire de tout projet de l’Etat d’y avoir un droit de regard et pouvoir faire ses observations à qui de droit.

Tout cela semble très bien sur le papier, mais comment les choses se passent-elles en pratique ? Dans la mise en œuvre du ‘PRIGLO’, DMJ envisage que les acteurs impliqués dans le suivi du BIP collaborent de façon optimale pour améliorer les taux et qualité des réalisations des projets. Pour mieux comprendre les rôles et interactions entre les différents acteurs, une descente sur le terrain a été effectuée du 28 avril au 5 mai 2013 à Bertoua et Belabo (Est). L’équipe de DMJ, constituée de Joséphine Deufa, Coordinatrice du projet PRIGLO, Michel Fokou, Coordonnateur des Programmes, et Lenneke Kono-Tange, Co-travailleur professionnelle en Planification/Suivi/Evaluation, a échangé avec une trentaine de personnes qui interviennent dans le suivi du BIP. A travers des entretiens semi-structurés ils ont eu une meilleure idée des réalités sur le terrain. En attendant d’étendre l’étude dans d’autres localités cibles du projet, on peut déjà noter que :

  1. En dehors du Comité Départemental de Suivi du BIP, il n’existe aucun espace formel de collaboration entre acteurs de suivi du BIP au niveau local.
  2. Les différents acteurs de suivi du BIP au niveau local ne sont pas bien informés des rôles de chaque acteur dans la chaîne.
  3. Plusieurs difficultés majeures entravent le travail de certains acteurs dans la chaîne, notamment ceux en charge du contrôle de la qualité technique des ouvrages, qui manquent très souvent de moyens de locomotion.
  4. Peu de bénéficiaires au sein de la population sont impliqués dans le suivi du BIP.

En jetant un regard rétrospectif, DMJ a voulu savoir ce qu’il en est des jeunes renforcés en capacité au cours de l’année dernière au suivi du BIP, dans le cadre du projet ‘Connaissance et Appropriation des Institutions Démocratiques’. Plusieurs jeunes ont réellement suivi les projets, c’est à dire qu’ils sont descendus sur les sites de travaux, à leurs frais, certains projets étant situés à 80 km et 110 km de Belabo, le déplacement s’effectuant par motos louées puisqu’il n’existe pas de transport public menant à ces lieux. Ils ont observé les progrès, constaté parfois des malfaçons qui ont été corrigées sur leur dénonciation. Le partenariat entre DMJ et ces jeunes a donc porté des fruits : les jeunes concernés se sentent plus écoutés et impliqués et sont conscients de contribuer ainsi au développement de leur localité. Il y a encore quelques défis à relever ; Par exemple l’amélioration de la communication sur le terrain et le moyen de transport pour visiter les sites éloignés, mais nous sommes sur la bonne voie !