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Jeunesse chrétienne urbaine et manque d’emploi : fatalité ou autres options ?

La jeunesse camerounaise en général et la jeunesse chrétienne en particulier vit le mal du manque d’emploi. Cette carence qui, pour sa part peut être expliquée par différents arguments conjoncturels de types structurels, infrastructurels, socio économiques et politiques, se comprendrait aisément dans les domaines de carrière visés par les jeunes eux-mêmes.

En effet, tout laisse à penser que cette tranche de notre société porte un regard beaucoup plus rigoureux vers la fonction publique, l’Etat demeurant le meilleur employeur social. En tout état de cause, si la tendance est que dans la Région du Centre – à Yaoundé, la Capitale plus précisément – le rêve de tout jeune est de travailler assis derrière un bureau avec un ordinateur et/ou une secrétaire, la réalité à l’Ouest est celle de la débrouillardise avec un plateau de marchandise sur la tête ou un étalage de produits vivriers devant soi… : le « Bayam Sellam ». Le Littoral semble  davantage s’articuler dans une mentalité du « Grand Business » et de l’entreprenariat, tandis que le grand Nord se veut fidèle aux activités de berger, cotonculteur, vendeur de lingerie et tissus divers.

Vous diriez probablement qu’il s’agit d’une question de coutume, de mœurs, de culture, et vous n’aurez pas tort. Seulement, La jeunesse chrétienne urbaine est-elle livrée au sort national du chômage et de l’extrême rareté de l’emploi ? La vie en milieu urbain ne se confinerait-elle qu’à attendre les choix et moyens parfois restreints de l’Etat ?

En tout état de cause, si comme souligné plus haut, l’Etat garde sa noblesse et son statut de meilleure garantie pour ce qui est de l’offre  et la garantie de l’emploi, les dés sont tout aussi jetés pour que la jeunesse chrétienne urbaine ne se laisse pas emporter par la fainéantise et la paresse. Il faudrait à ce titre jeter un coup d’œil sur le secteur privé avec ses multiples ouvertures, ainsi que les divers programmes du Gouvernement pour stimuler et encourager chez la jeunesse l’esprit d’initiative personnelle (PIASI, PAJER-U, etc.).

Et même, le Christ serait-il pour une attente passive et laxiste des jeunes chrétiens titulaires de diplômes et CV impressionnants, sous le fort prétexte de la PATIENCE (fruit de l’Esprit Saint, Ga 5 : 21-22) ? Loin de là. L’appel et la perche sont lancés pour un réveil de conscience, un esprit de courage et d’ouverture de ses choix d’emploi, sans briser ses rêves et ses aspirations personnelles.

La jeunesse chrétienne en milieu urbain dispose à ne point douter d’atouts spirituels, mentaux et personnels, qui peuvent la propulser vers la jouissance de la vie en abondance à laquelle elle est appelée par Jésus le Christ (Jean10 :10).

Désormais et peut-être plus que jamais auparavant, faudrait-il se pencher sur les efforts et moyens mis en place par l’Eglise en faveur de l’épanouissement sociétal de sa jeunesse, ainsi que les capacités de la jeunesse à se détacher des freins et préjugés divers  sur  certains  domaines de métiers  variés.