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Problématique du travail des enfants: La triste réalité

Le travail des enfants est un fait social et économique observé dans la majorité des pays du monde. Ces derniers interviennent dans tous les secteurs d’activités du domaine de la production, principalement dans l’agriculture, le commerce, l’industrie. Cette mise au travail précoce se fait généralement au détriment de leur scolarisation et est fortement influencée par la pauvreté des familles et l’influence de la crise internationale.

Selon les projections démographiques de 2007, la population camerounaise serait de plus de 18 millions d’habitants, c’est une population essentiellement jeune, car plus de la moitié est âgée de moins de 20 ans. Les enfants sont en proportion plus nombreux en milieu rural qu’en milieu urbain. Pour  des objectifs de mesure statistique, le travail des enfants concerne toute personne âgée de 5 à 17 ans qui au cours d’une période de temps donnée a exercé une ou plusieurs activités proscrites ou avant l’âge d’admission à l’emploi,  à savoir 14 ans au Cameroun.

L’expression "travail des enfants à abolir" ou simplement "travail des enfants" s’entend de l’exercice par un enfant de travaux interdits, et plus généralement, de types de travaux qu’il convient d’éliminer car jugés non souhaitables tant socialement que moralement selon la législation nationale, les conventions de l’OIT : la convention n° 138 de 1973 sur l’âge minimum ; la convention n° 182 de 1999 sur les pires formes de travail des enfants, ainsi que les recommandations n° 146 et n° 190, qui les complètent. Les conventions internationales ratifiées par le Cameroun décomposent le travail des enfants en trois paliers : les pires formes de travail qui représentent le noyau dur (cf. article 3 de la convention n° 182, OIT) ; le travail des enfants à abolir ou travaux dangereux suivant l’arrêté n° 17/MTLS/DEGRE du 27 mai 1969 relatif au travail des enfants et le travail économique non interdit.

L’occupation la plus fréquente des enfants dans le monde reste le travail dans et pour la famille : travaux agricoles, ou ménagers au domicile des parents. Or, s’il est bon pour un enfant de participer dans une mesure raisonnable aux activités du foyer, ce qui lui donne conscience de sa valeur. On exige malheureusement souvent beaucoup trop de lui. De trop longues heures de travail empêcheront à l’enfant d’aller à l’école, et entraveront son développement corporel.

La rue peut être un lieu cruel et dangereux, menaçant souvent la vie même des enfants. Beaucoup de gamins luttent pour exercer dans la rue un travail légal afin d’assurer leur survie ou celle de leur famille : ils vendent à la sauvette, ils lavent et gardent les voitures, portent des colis, vendent des fleurs, bonbons, chocolats et autres friandises, ramassent les objets recyclables et trouvent une multitude d’autres manières ingénieuses de gagner un peu d’argent. La grande majorité rentre chez eux chaque soir, dans les quartiers misérables ou les bidonvilles : ce sont les enfants dans les rues, pas nécessairement des enfants des rues.

La pauvreté des ménages ne constitue pas le seul facteur – clé expliquant l’implication des enfants au travail. Il semble que les diversités culturelles, le contexte socio-économique et l’organisation traditionnelle propre à certaines régions constituent un autre pilier important des motivations quant au choix du travail précoce des enfants.