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Home Programmes Droits de l'homme et citoyenneté Impunité à l'international: A quand la fin de la récréation?

Impunité à l'international: A quand la fin de la récréation?

Nous sommes tous le "fruit des larmes et du sang" et peu importe la couleur de la peau, la race, la religion… les pairs fondateurs des sociétés modernes se retourneraient plusieurs fois dans leur tombeau eu égard à ce que leurs descendants ont fait du fruit de leurs efforts : crime contre l’humanité, génocide, désertification, homicides, infanticides, guerres à tout coin des rues… Il est très désolant qu’après 63 ans de mise en exergue des droits de l’homme, la vie ne connaisse pas de conditions idoines ni de situations reluisantes pour les citoyens : chômage, sous-emploi, analphabétisme, famine, maladies…

La paix est la matrice du droit international et le critère d’évaluation de son effectivité. Charles de Visscher soulignait que « le droit international ne peut s’accommoder de la guerre (…) sans faillir à sa mission essentielle qui est d’assurer l’ordre en réglant l’usage social  de la force, sans contredire l’un des principes fondamentaux qui est le respect de la personnalité et de l’indépendance des Etats ». Cependant, la paix est démentie quotidiennement par le chaos ordinaire et routinier des conflits qui fait douter de la capacité du droit international à produire une dynamique durable de paix.

Le droit international pénal n’a pas simplement une vocation technique et procédurale. Il contribue, par son effectivité et son universalité, à rendre plus sûre une communauté internationale écartelée entre les conflits et le besoin de justice. L’idée fondamentale à la base du droit international pénal est l’idée de protection ou de défense de l’ordre social propre à la communauté internationale. En ce sens, la défense de la paix et de la sécurité internationales a une place déterminante dans la compréhension du droit international pénal.

L’analyse des atrocités de la fin du 20e (génocides arménien, rwandais, purification ethnique dans l’ex-Yougoslavie…) montre la nécessité de comprendre et de s’approprier les normes et institutions internationales pénales pour, on l’espère, dissuader ou réprimer les personnes. Certes, au regard de la gravité des faits, les actions répressives peuvent apparaître sans commune mesure avec le crime commis. Une décision de justice ne saurait ramener à la vie de milliers de personnes innocentes massacrées. Mais, il ne  faut pas minimiser la vertu pédagogique de la justice pénale internationale. Aujourd’hui et demain, l’ultime combat pour la communauté internationale est de réaliser, dans les idées et les pratiques, cet idéal de la dignité humaine, but à atteindre par la famille humaine que constitue l’ensemble des nations civilisées. C’est donc de l’humanité qu’il s’agit et des moyens juridiques mis en place par la communauté internationale pour prévenir et punir les atteintes graves contre les fondements de cette humanité. Mieux arrêter les massacres que d’exhumer les cadavres pour juger les criminels passe par la promotion des juridictions internationales pénales et leur exercice véritable.